Je me suis mis à réécouter pas mal de Bandes Originales depuis une petite semaine. Si j’ai la possibilité, je vais essayer d’en faire un article de temps en temps.
On commence avec du Thomas Newman. ( Ouaip, j’adore commencer mes repas avec le dessert).
Compositeur américain, Thomas Newman est né dans une famille de compositeur de renom. Indeed, son père l’était déjà dans les années 60, ainsi que son oncle et actuellement son cousin, Randy, qui est l’auteur des musiques de 4 films Pixar.
On doit à Thomas Newman, entre autres, les musiques de Lost Boys, The Shawshank Redemption, Road to Perdition, Jarhead et dernièrement Little Children et The Good German.
Et bien sûr, l’incontournable American Beauty.
Réalisé par Sam Mendes, ce film met en avant Lester Burnham ( incarné par Kevin Spacey), buraliste banal, vivant une vie banale avec son épouse (Annette Bening) qui l’est tout autant. Représentant la famille typique idéale, ce cliché finira bientôt à l’eau lorsque Lester tombera amoureux de la meilleure amie de sa fille, que des nouveaux voisins viendront s’installer à côté de chez eux et que sa femme aura une admiration pour un agent immobilier rival.
Bref, une critique acerbe et caustique du mode de vie américain à travers cette famille, et particulièrement Lester qui décidera de changer, à sa manière, le cours des choses.
Et comme il le dit si bien lui même “C’est formidable de s’apercevoir qu’on est encore capable de s’étonner soi-même…ça donne envie de repousser les limites.”
Ce film, qui est certainement un des meilleurs des années 90, n’aurait pas eu cette renommée sans l’aide précieuse de Thomas Newman. Sa musique reste indissociable des images de Mendes. Il arrive à apporter une ambiance totalement intimiste aux images de ce film. Il n’utilise pas un orchestre de 60 musiciens mais il se contente de petites notes de pianos, d’accords discrets de guitares, de bruitages, de percussions et même de Ukulélé. Sa musique s’adapte clairement à l’image et berce le spectateur tout au long de l’intrigue.
Cordes et piano nous rappellent à l’ordre, on finit par s’attacher profondément à ces êtres égarés.
En résulte, une ambiance générale plutôt légère, faisant oublier la gravité du propos.
Son style épuré naît du juste équilibre entre la forme symphonique et l’application d’effets plus expérimentaux : synthétiseurs, échantillons de sons parfois proches du bruitage…
Pour American Beauty, son mode d’écriture est absolument unique, à la fois tonal et discordant. Une composition moderne qui en fait sa marque de fabrique.
Et qui fait de la B.O. d’American Beauty une expérience sonore unique et inoubliable.
Je ne peux que vivement vous la conseiller.



Terrible film
juste un petit comentaire pour vous dire que votre blog est trs agréable